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Ada Lovelace

Ada Lovelace

Lovelace, Ada Lovelace, Ada Lovelace, Ada Lovelace, Ada Lovelace, Ada Lovelace, Ada Lovelace, Ada Augusta Ada King, comtesse de Lovelace ou simplement Ada Lovelace, née à Londres le 10 décembre 1815 et morte à Londres le 27 novembre 1852, est principalement connue pour avoir écrit une description de la machine analytique de Charles Babbage, un ancêtre mécanique de l'ordinateur. Lovelace est un personnage assez célèbre dans les pays anglo-saxons et en Allemagne, notamment auprès des féministes, mais ne jouit pas d'une notoriété particulière en France.

Biographie

Ada était la seule fille légitime du poète Lord Byron et de sa femme Annabella Milbanke, une mathématicienne, cousine de Caroline Lamb, dont la liaison avec Byron fut à l'origine d'un scandale. Ada a été nommée d'après Augusta Leigh, la demi-sœur de Byron, avec qui il aurait eu un enfant. C'est Augusta qui encouragea Byron à se marier pour éviter un scandale, et il choisit Annabella à contre cœur. Annabella quitta Byron le 16 janvier 1816, et Ada resta avec Annabella. Le 21 avril, Byron signa l'acte de séparation, puis quitta l'Angleterre pour toujours. Il ne les revit jamais. Les biographies diffèrent quant au fait de savoir si Ada vécut avec sa mère : certaines disent que sa mère a dominé sa vie, même après son mariage ; d'autres prétendent qu'elle ne connut jamais aucun de ses parents. Une source affirme qu'Annabella adorait les mathématiques et qu'elle initia Ada à cet art dès sa plus tendre enfance. Elle reçut une éducation privée en mathématiques et en sciences. Un de ses tuteurs fut Auguste De Morgan. Membre active de la société londonienne, Ada fit partie des Bluestockings dans sa jeunesse. Elle se maria en 1835 à William King, 1 comte de Lovelace. Ils eurent trois enfants : Byron, né le 12 mai 1836, Annabella (Mademoiselle Anne Blunt) née le 22 septembre 1837 et Ralph Gordon né le 2 juillet 1839. La famille vécut à Ockham Park, à Ockham. Son titre et nom complet, pendant la plus grande partie de sa vie fut La très honorable Augusta Ada, comtesse de Lovelace. Elle est plus connue sous le nom moderne Ada Lovelace. Elle connut Mary Sommerville, éminente chercheuse et auteur scientifique du , qui la présenta à Charles Babbage le 5 juin 1833. Parmi ses autres connaissances, on compte David Brewster, Charles Wheatstone, Charles Dickens et Michael Faraday. Elle passa neuf mois, entre 1842 et 1843 à traduire, depuis le français, pour Babbage le mémoire du mathématicien italien Louis Menebrea sur la machine analytique. Elle ajouta à cet article plusieurs notes qui mentionnaient une méthode très détaillée pour calculer les nombres de Bernoulli avec la machine. Ces notes sont considérées par les historiens comme le premier programme informatique au monde. Les biographes considèrent cependant que les programmes ont été écrits par Babbage lui-même, et que Lovelace a simplement trouvé une erreur, et l'a renvoyé pour correction. Certains faits, ainsi que la correspondance entre Lovelace et Babbage indiquent qu'il a écrit tous les programmes ajoutés à la traduction de Menebrea. Les écrits de Lovelace montrent certaines possibilités de la machine que Babbage n'a jamais publiées, comme l'hypothèse que « la machine pourrait composer de manière scientifique et élaborée des morceaux de musique de n'importe quels longueur ou degré de complexité. » Les biographes ont remarqué que Lovelace avait des difficultés avec les mathématiques et il y a débat pour savoir si elle appréhendait réellement les concepts sous-tendant la programmation de la machine de Babbage ou si elle avait seulement un rôle de représentation pour les relations publiques de Babbage. En tant que première femme dans le domaine de l'informatique, Lovelace représente une figure politique importante dans le panthéon de l'informatique ; il est donc difficile d'estimer sa contribution par rapport à celle de Babbage en se basant sur les sources actuellement disponibles. Elle travailla ensuite à une machine destinée à gagner aux courses qui ne lui permit d'engranger que des dettes. Elle mourut à l'âge de 36 ans d'un cancer de l'utérus, après avoir été saignée à mort par ses médecins. Elle laissait deux fils et une fille. Sa fille, Anne Blunt est célèbre pour avoir voyagé au Moyen-Orient et pour avoir élevé des chevaux arabes. Elle fut enterrée conformément à son souhait près de son père qu'elle n'avait jamais connu, à l'église Sainte Marie Magdalene à Hucknall, dans le comté de Nottingham. Tombés dans l'oubli, Ada Lovelace et ses travaux furent exhumés avec l'avènement de l'informatique et, le 10 décembre 1980, le département américain de la défense approuva le manuel de référence pour son nouveau langage de programmation appelé « Ada ». On peut voir son portrait sur les hologrammes d'authentification des produits Microsoft.

Ada Lovelace dans la fiction

Ada est l'un des personnages principaux de l'histoire alternative La Machine à différences de Bruce Sterling et William Gibson, qui décrit un monde dans lequel la machine de Babbage aurait été produite de manière industrielle et où l'ère informatique aurait commencé un siècle plus tôt.

Voir aussi


- Histoire de l'informatique ja:エイダ・ラブレス th:เอดา ไบรอน

Catégorie:Personnalité féminine

Cette catégorie à pour but de recenser les femmes qui ont eu grande importance. Elle permet notamment de différencier les femmes par rapport au catégories neutres qui ne différencient ni masculin ni féminin (:Catégorie:Mathématicien, :Catégorie:Philosophe...) Leur sexe peut apporter un éclairage particulier à leurs activités. Cette catégorie ne devrait en principe contenir que des noms de femmes individuelles et non des articles généraux qui trouveront de préférence place dans la :Catégorie:Femme, réservée à cela. Catégorie:Femme Catégorie:Personnalité

Catégorie:Décès en 1852

ja:Category:1852年没 ko:분류:1852년 죽음

Catégorie:Personnalité en informatique

Catégorie:Personnalité Catégorie:informatique

Londres

Londres (anglais London) est la capitale de l'Angleterre et du Royaume-Uni. Royaume-Uni La Tamise traverse Londres d'ouest en est. De nombreux affluents de ce fleuve ont été couverts ou transformés en égouts. Ainsi, la rivière Fleet a été couverte et transformée en rue (Fleet Street), l'ancienne rue des journalistes, dont le tracé reprend celui du cours d'eau.

Topographie

L'agglomération de Londres, appelée Grand Londres, est une région administrative qui recouvre 1 579 km², avec une population de 7 millions d'habitants. Celle-ci comprend 32 divisions administratives, les boroughs (arrondissements), plus la City of London. Cette dernière ne recouvre qu'une petite partie dans l'est du centre, et a été depuis longtemps vidé de la quasi-totalité de ses habitants pour devenir le quartier des affaires, à tel point que city est aujourd'hui synonyme de quartier des affaires. La partie de Londres la plus connue des touristes est le West End, qui comprend les grands magasins d'Oxford Street, les théâtres, et les quartiers tels que Soho, Covent Garden, Mayfair, Piccadilly et la place de Leicester square qui est souvent associée au 'cœur' de Londres.

Histoire de Londres

Voir les articles détaillés : Histoire de Londres, Chronologie de Londres À l'origine un lieu d'habitation celte, les Romains en firent la capitale de la province Britannia sous le nom de Londinium.

Musées et monuments

Romains
- Londres abrite par ailleurs le célèbre British Museum, comparé par certains au musée du Louvre de Paris pour l'importance de ses collections, tant en nombre qu'en qualité.
- la Tate Gallery
- la Tate Modern, galerie d'art moderne
- le Musée de cire de Madame Tussaud
- le Palais de Westminster, qui abrite les deux chambres du Parlement
- le Palais de Buckingham
- le imperial war museum
- le science museum
- la National Gallery
- le Victoria and Albert Museum Une tour écologique (les fenêtres s'ouvrent et la lumière naturelle est largement disponible) de 180 m, surnommée « le cornichon » ou nommée d'après son adresse « 30 St Mary Axe »), vient d'être inaugurée en 2004. 200px

Transports et communications

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Transports urbains

Les deux réseaux de métro londoniens :
- le métro de Londres : Underground
- le métro léger des Docks : Docklands Light Railway

Communications extérieures


- Ferroviaires : Eurostar, National Rail
- Aériennes : Aéroports d'Heathrow, de Gatwick, de Stansted, de Luton, et de la Cité.

Personnages célèbres

À Londres sont nés:
- Michael Anderson (1920-), réalisateur.
- Hugh Hudson (1936-), réalisateur.
- Charles Jarrott (1927 - ), réalisateur.
- Ian Fleming (1908-1964), écrivain et journaliste

Voir aussi

Liens internes


- Chronologie de Londres
- Sites touristiques
- Battersea Power Station
- Liste des traités de Londres
- Joseph Balzagette, un des ingénieurs qui a participé à l'amélioration de la ville.
- Horse guards, les gardes de la monarchie.
- Londonistan, les réseaux islamiques

Liens externes


- [http://www.acitytour.com/londres/ 160 photos et panoramas de Londres]
- [http://www.destinationlondres.com Deux français vous font visiter Londres.]
- [http://www.plus-hotel.com/static/en/planville/londres-centre.html Plan des quartiers du centre de Londres]
- [http://vinc3nt.com/london/indexFR.html Centaines de photos de Londres avec guide d'itinéraires pour touristes.]
- [http://www.vanupied.com/londres Guide différent de Londres] : Atmosphere et où sortir, images et sons, liens et informations pratiques sur Londres.
- [http://london.visittown.com London, VisitTown.com]
-
Catégorie:Mégapole Catégorie:Ville olympique als:London fiu-vro:London ja:ロンドン ko:런던 ms:London simple:London th:ลอนดอน zh-min-nan:London

10 décembre

ko:12월 10일 ms:10 Disember ja:12月10日 simple:December 10 th:10 ธันวาคม Catégorie:Jour de l'année Le 10 décembre est le 344 jour de l'année (345 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.

Événements


- 536 : Bélisaire prend Rome
- 741 : sacre du pape Zacharie
- 1520 : Martin Luther brûle en public la bulle pontificale qui l'excommunie
- 1582 : adoption du calendrier grégorien par la France.
- 1799 : en France, adoption du système métrique
- 1810 : annexion du Nord du Hanovre, Brême, Hambourg et Lübeck par Napoléon Ier
- 1848 : en France, élection de Louis-Napoléon Bonaparte à la présidence de la République
- 1898 : Les États-Unis mettent fin à leur guerre contre l'Espagne par le traité de Paris
- 1901 : les prix Nobel sont créés, suivant les dernières volontés d'Alfred Nobel
- 1903 : Antoine Henri Becquerel, reçoit le prix Nobel de Physique
- 1913 : La Joconde est retrouvée deux ans après avoir été volée au musée du Louvre
- 1936 : au Royaume-Uni, abdication du roi Édouard VIII
- 1944 : Signature à Moscou d'un traité d'alliance et d'assistance mutuelle entre la France et l'URSS prévu pour une durée de vingt ans.
- 1948 : adoption de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme par l'ONU
- 1957 : Lester B. Pearson, ministre canadien des Affaires étrangères reçoit le prix Nobel de la paix
- 1963 : indépendance de Zanzibar
- 1973 : Henry Kissinger, secrétaire d'État américain reçoit le prix Nobel de la paix
- 1978 : Menahem Begin et Anouar el-Sadate reçoivent le prix Nobel de la paix
- 1983 : Lech Wałęsa, militant syndicaliste polonais reçoit le prix Nobel de la paix
- 1984 : M Desmond Tutu, secrétaire général du conseil des Églises d'Afrique du Sud reçoit le prix Nobel de la paix
- 1993 : premier voyage officiel du train reliant la France et l'Angleterre sous la Manche
- 2003 : John Maxwell Coetzee, romancier sud-africain reçoit le prix Nobel de littérature
- 2003 : Shirin Ebadi, avocate et défenseur Iranienne des droits de la personne humaine reçoit le prix Nobel de la paix
- 2003 : L'Américain Paul Lauterbur et le Britannique Peter Mansfield reçoivent prix Nobel de médecine pour leurs travaux sur l'imagerie par résonance magnétique.
- 2003 : Le prix Nobel de physique est attribué au Russo-américain Alexeï Abrikosov, au Russe Vitaly L. Ginzburg et au Britannique Anthony J. Leggett pour leurs découvertes sur les supraconducteurs et les suprafluides.
- 2003 : Les Américains Peter Agre et Roderick MacKinnon reçoivent le prix Nobel de chimie pour leurs découvertes sur le transport de l'eau et des sels dans les cellules du corps humain.
- 2003 : L'Américain Robert F. Engle et le Britannique Clive W. J. Granger reçoivent le Prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d'Alfred Nobel.

Naissances


- 1751 : George Shaw, botaniste et zoologiste britannique († 1813.
- 1815 : Ada Lovelace, mathématicienne anglaise, fille du poète Lord Byron
- 1822 : César Auguste Franck, compositeur belge
- 1830 : Emily Dickinson femme de lettres américaine
- 1851 : Melvil Dewey, bibliothécaire et inventeur du système de classement de livres Dewey
- 1902 : Langston Hugues, écrivain américain
- 1907 : Amadeo Nazzari, auteur
- 1908 : Olivier Messiaen, compositeur français († 1992)
- 1914 : Dorothy Lamour, actrice américaine
- 1960 : Kenneth Branagh, acteur américain
- 1972 : Brian Molko, chanteur et guitariste du groupe Placebo

Décès


- 1041 : Michel IV, empereur Byzantin (° 1010)
- 1198 : Abu'l Walid Muhammad ibn Rushd, dit Averroès, philosophe, théologien, juriste, mathématicien et médecin arabe (° 1126)
- 1339 : Hedwige de Kalisz, reine de Pologne (° 1266)
- 1508 : René II, duc de Lorraine (° 1451)
- 1603 : William Gilbert, scientifique britannique (° 24 mai 1544)
- 1618 : Giulio Caccini, compositeur italien (° c.1545)
- 1626 : Edmund Gunter, mathématicien britannique (° 1581)
- 1665 : Tarquinio Merula, compositeur italien (° 1594 ou 1595)
- 1736 : António Manoel de Vilhena, dirigeant portugais de Malte1663)
- 1810 : Johann Christian Daniel von Schreber, botaniste, mycologue et zoologiste allemand17 janvier 1739).
- 1831 : Thomas Johann Seebeck, physicien allemand découvreur de la thermoélectricité9 avril 1770)
- 1865 : Léopold I, roi des Belges16 décembre 1790)
- 1884 : Eduard Rüppell, naturaliste et explorateur allemand (° 20 novembre 1794).
- 1896 : Alfred Nobel, industriel suédois et instigateur des prix Nobel21 octobre 1833)
- 1911 : Joseph Dalton Hooker, botaniste britannique (° 30 juin 1817)
- 1917 : Sir Mackenzie Bowell, personnalité politique canadienne (° 27 décembre 1824)
- 1923 : Thomas George Bonney, géologue anglais27 juillet 1833)
- 1928 : Charles Rennie Mackintosh, architecte, designer et illustrateur écossais (° 7 juin 1868)
- 1936 : Luigi Pirandello, écrivain italien, Prix Nobel de littérature 193428 juin 1867)
- 1951 : Algernon Blackwood, écrivain britannique (° 14 mars 1869)
- 1953 : Abdullah Yusuf Ali, érudit et traducteur musulman (° 14 avril 1872)
- 1967 : Otis Redding, chanteur américain (° 9 septembre 1941)
- 1968 : Thomas Merton, moine et écrivain états-unien (° 31 janvier 1915)
- 1968 : Karl Barth, théologien suisse (° 10 mai 1886)
- 1969 : Carlos Marighella, personnalité politique brésilienne (° 5 décembre 1911)
- 1978 : Ed Wood, réalisateur, scénariste et acteur américain (° 10 octobre 1924).
- 1987 : Jascha Heifetz, violiniste lituanien (° 2 février 1901)
- 1991 : Greta Kempton, artiste états-unienne (° 22 mars 1901)
- 1999 : Franjo Tudjman, président croate14 mai 1922)
- 2000 : Marie Windsor, actrice états-unienne (° 11 décembre 1919)
- 2001 : Ashok Kumar, acteur indien (° 13 octobre 1911)

Célébrations


- Journée internationale des droits de l'homme
- Remise des prix Nobel

Saints catholiques et orthodoxes du jour


- Saint Romanic, fondateur de Remirmont (VIIe siècle)

1815

Catégorie:1815 Cette page concerne l'année 1815 du calendrier grégorien.

Événements


- Fin de la guerre napoléonienne à waterloo

Europe


- Début de la seconde révolte serbe contre le pouvoir ottoman (fin en 1817).
- Début de la Confédération germanique (fin en 1866).
- L’Apothecaries Act interdit aux gens non qualifiés la pratique de la médecine en Angleterre.
- Les cantons suisses de Genève, Neuchâtel et du Valais se joignent à la Confédération helvétique.
- Le Congrès de Vienne conduit par l'homme d’État autrichien, le prince Clément de Metternich, fixe les nouvelles frontières de l’Europe.
  - La Flandre belge est intégrée au royaume des Pays-Bas.
  - Le royaume de Galicie est créé et intégré à l'Autriche.
  - La Russie est maîtresse de la quasi-totalité de la Lituanie.
  - Création du Royaume du Congrès et de la Ville Libre de Cracovie.

Guerres napoléonniennes


- 16 février : Napoléon quitte l'Île d'Elbe.
- 1 mars : Napoléon débarque à Golfe-Juan avec 800 hommes.
- 20 mars : Napoléon arrive aux Tuileries.
- 9 juin : fin du Congrès de Vienne (nov. 1814-juin 1815).
- 16 juin : victoire de Napoléon à Ligny, contre les troupes prussiennes du général général Blücher.
- 18 juin : défaite de Napoléon à Waterloo, contre les troupes anglo-prussiennes des généraux Duc de Wellington et Blücher.
- 22 juin : Napoléon abdique pour la deuxième fois et sera éxilé à Sainte Hélène..
- 8 juillet : retour du roi Louis XVIII à Paris.
- 2 août : Traité de Paris : l’Autriche, la Prusse, la Russie confient le prisonnier Napoléon au Royaume-Uni.
- 26 septembre : Traité de la Sainte-Alliance destinée à défendre l’Europe issue du Congrès de Vienne, entre l’Autriche, la Prusse, la Russie.
- 20 novembre : l’Angleterre rejoint la Sainte-Alliance qui devient ainsi la Quadruple-Alliance.
- 20 novembre : Traité de Paris : plus dur que le Traité de 1814; la France retrouve à peu près les frontières de 1789.

France


- Début des Cent-Jours avec le débarquement de Napoléon à Golfe-Juan. Défaite à Waterloo et abdication de Napoléon.

Afrique


- Les Anglais retrocèdent l'île Bourbon à la France le 6 avril.

Amériques

Amérique du Nord


- 8 janvier : bataille de La Nouvelle-Orléans, victoire des Américains sur les Britanniques.
- Construction du premier vapeur militaire, lUSS Fulton.

Amérique latine


- 22 décembre : José Maria Morelos y Pavon, généralissime des forces insurgées de la révolution mexicaine de 1810 après la mort de Miguel Hidalgo y Costilla est fusillé à San Cristobal Ecatepec.

Asie


- Les Anglais défont le roi de Kandy à Ceylan et s'emparent de l'île (fin en 1816).
- Éruption volcanique du volcan Tambora, de l'île de Sumbawa en Indonésie, 90% de la population de l'île meurt (plus de 50 000 morts). L'éruption cause des anomalies climatiques tout autour du monde. En Nouvelle-Angleterre, cette année est connue comme l'année sans été. 200 000 victimes de la faim en Europe.

Océanie & Pacifique

Proche-Orient & Monde arabe

Arts & cultures


- Début de la réalisation du Royal Pavilion de Brighton par John Nash (fin en 1823).

Sciences et techniques


- Le chimiste anglais Humphry Davy construit les premières lampes de sécurité pour mineurs.
- Le physicien français Augustin Fresnel conçoit une théorie ondulatoire de la lumière.
- William Smith géoloque anglais publie
The Great Map

Naissances en 1815


- 8 février : Auguste Lacaussade, poète français († 1897).
- 21 février : Jean-Louis-Ernest Meissonier, peintre français.
- 8 avril : Andrew Graham, astronome irlandais.
- 22 avril : Wilhelm Peters, zoologiste et un explorateur allemand († 1883).
- 2 novembre : George Boole, logicien et mathématicien britannique, fondateur de la logique mathématique († 1864).
- 20 mai : Raymond Adolphe Séré de Rivières, militaire français surnommé le
Le Vauban du († 1895)
- 12 novembre : Elisabeth C. Stanton, militante féministe américaine († 1902).
- 17 novembre : Martin Nadaud, homme politique français († 1898).

Décès en 1815


- 20 juin : George Montagu, naturaliste britannique1753.
- 13 octobre : Joachim Murat, maréchal de France.
- 19 décembre : Benjamin Smith Barton, botaniste américain (° 1766).
- 22 décembre : José Maria Morelos y Pavon, prêtre et insurgé mexicain.
- 29 décembre : Saartjie Baartman, dite la "Vénus Hottentote" __NOTOC__ ko:1815년 ms:1815 simple:1815 th:พ.ศ. 2358


27 novembre

Le 27 novembre est le 331 jour de l'année (332 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.

Événements


- 395 : Flavius Rufinus (parfois appelé Rufin), préfet du prétoire de l'empereur romain Théodose Ier et régent de l’ empire romain d'Occident pendant la minorité d'Honorius, est assassiné sur les ordres de son rival Stilicon, qui devient régent à sa place et nomme Eutrope, comme préfet du prétoire.
- 1382 : Charles VI remporte la bataille de Roosebeke sur les Flamands, à l'issue d'une véritable expédition militaire menée à la suite de la révolte des tisserands de Gand, menée par Philippe van Artevelde, qui sera pendu sans procès au lendemain de la victoire.
- 1826 : Les allumettes à friction sont inventées
- 1868 : Victoire du général George Armstrong Custer sur les Cheyennes de l'Oklahoma du chef Black Kettle. 130 guerriers sont tués, 3 otages libérés - bataille de Washita River
- 1924 : élection d'Émile Picard (1856-1941) à l'Académie française
- 1926 : Soulèvement communiste à Java
- 1940 : L'Alsace-Lorraine est annexée par l'Allemagne
- 1942 : A Toulon, la Marine française ordonne le sabordage de 90 bâtiments de guerre afin qu'ils ne tombent pas aux mains de l'occupant nazi.
- 1973 : Le Grand prix de littérature d'Afrique noire est remis au Guinéen Fantouré
- 1974 : Les restes de Lucy, le plus vieil humain, vieux de 3 millions d'années, sont découverts en Afrique
- 1990 : John Major succède à Margaret Thatcher à la tête du gouvernement britannique
- 2002 : L'OMS détecte les premiers cas de pneumonie atypique

Naissances


- 1701 : Anders Celsius, astronome et inventeur de l'unité de mesure qui porte son nom.
- 1857 : Sir Charles Scott, physiologiste, prix Nobel de physiologie et de médecine en 1932.
- 1874 : Chaim Weizmann, premier président de l'État d'Israël.
- 1897 : Vito Genovese, un des patrons du syndicat américain du crime dans les années 30 à 50.
- 1921 : Alexander Dubček, homme politique tchécoslovaque (†1992).
- 1924 : Michel Galabru, acteur français.
- 1935 : Verity Lambert
- 1939 : Laurent-Désiré Kabila, homme d'État congolais.
- 1940 : Bruce Lee, réalisateur, acteur, producteur, scénariste américain.
- 1941 : Aimé Jacquet, entraîneur français.
- 1942 : Jimi Hendrix, musicien américain.
- 1948 : Jocelyne Beaudoin, Infirmière très dévouée
- 1950 : Philippe Delerm, écrivain français.
- 1951 : Kathryn Bigelow, réalisatrice, productrice, scénariste américaine.
- 1964 : Daniel Ducruet, homme d'affaires français.
- 1964 : Robin Givens, actrice américaine.
- 1957 : Caroline Kennedy, femme d'affaires américaine, fille de John Fitzgerald Kennedy.
- 1957 : Callie Khouri, réalisatrice, coproductrice, scénariste américaine.
- 1963 : Fisher Stevens, réalisateur, acteur, producteur américain.
- 1968 : Michael Vartan, acteur français.
- 1970 : Kianna Dior, actrice porno canadienne.
- 1970 : Brooke Langton, acteur américain.

Décès


- 395 : Flavius Rufinus (parfois appelé Rufin), préfet du prétoire de Théodose Ier et régent de l’ empire romain d'Occident pendant la minorité d'Honorius, assassiné. (° en 335).
- 511 : Clovis Ier, premier roi catholique de France
- 1252 : Blanche de Castille, reine de France, épouse de Louis VIII et mère de Louis IX.
- 1680 : Athanase Kircher, inventeur présumé de la lanterne magique, ancêtre du cinéma.
- 1871 : Louis Rossel, exécuté au camp militaire de Satory, Ministre Délégué à la Guerre de la Commune de Paris.
- 1895 : Alexandre Dumas fils, écrivain français.
- 1908 : Albert Gaudry, géologue et paléontologiste français.
- 1916 : Émile Verhaeren, poète belge de langue française.
- 1931 : Lya de Putti, actrice hongroise.
- 1936 : Edward Bach, médecin britannique.
- 1940 : Henri Guillaumet, aviateur français, d'un accident d'avion.
- 1955 : Arthur Honegger, compositeur Suisse.
- 1985 : André Hunebelle, réalisateur et producteur français.
- 1988 : John Carradine, acteur américain.
- 1991 : George Edwards (?)
- 1999 : Alain Peyrefitte, baron du gaullisme, écrivain et académicien français.

Célébrations

Catégorie:Jour de l'année ja:11月27日 ko:11월 27일 ms:27 November simple:November 27 th:27 พฤศจิกายน

Charles Babbage

ko:찰스 배비지 ja:チャールズ・バベッジ th:ชาร์ลส แบบเบจ Babbage, Charles Babbage, Charles Babbage, Charles Babbage, Charles Babbage, Charles Babbage, Charles Charles Babbage (26 décembre 1791 - 18 octobre 1871) était un mathématicien anglais et le précurseur de l'informatique. Charles Babbage a été la première personne qui a énoncé le principe de l'ordinateur. Babbage a travaillé durant une grande partie de sa vie à la construction d'un ordinateur mécanique qu'il appelait machine à différences. Il n'arriva jamais à l'achever mais une partie du mécanisme est exposée au Musée de la Science de Londres. En 1991, à partir de ses plans on a pu reconstruire cette machine et elle fonctionna parfaitement. Pour la reconstruire on utilisa les tolérances qui étaient disponibles au , ce qui nous porte à croire qu'elle aurait pu être construite du vivant de Babbage.

Biographie

Charles Babbage est né à Teignmouths, dans le Devonshire d'un père assez bien nanti qui lui a permis d'entrer à l'école privée de Forty Hill, Enfield dans le Middlesex. C'est dans cette école qu'a commencé sa passion pour les mathématiques et à la sortie de l'académie Forty Hill, il a poursuivi ses études à la maison sous la tutelle d'un professeur d'Oxford. Il a étudié au Trinity College en 1810 et au Peterhouse (Cambridge) à Cambridge. Durant ce séjour au Trinity College, il fonde la Société Analytique en 1812 en compagnie de neuf autres mathématiciens universitaires et ainsi faire sa première publication en 1813. Il obtint son diplôme à Cambridge en 1814. Cette même année, il épouse Georgiana Whitmore. Dès l'âge de 24 ans, il est élu membre à la Société Royale de Londres et à celle d'Edimbourg, en 1820. La même année il a fondé la Société Royale d'Astronomie où il est secrétaire pour les quatre années de l'existence de cette société. Il eut huit enfants avec son épouse, dont seulement trois atteignirent l'âge adulte. Son épouse meurt en 1827, Babbage a alors 36 ans. 1827

Conception d'un ordinateur

Babbage s'aperçoit que les tables de calculs mathématiques comportent beaucoup d'erreurs. Du coup, il essaie de concevoir une machine qui pourrait exécuter le travail sans faire d'erreurs humaines, occasionnées par la fatigue ou l'ennui. Cette idée, il la caresse depuis 1812. Trois facteurs semblent avoir contribué à sa décision de concevoir un tel appareil : son aversion pour le désordre, sa connaissance des table de logarithmes, et le travail déjà commencé dans ce domaine par Blaise Pascal (avec la « Pascaline ») et Gottfried Leibniz (multiplicatrice). Il s'adjoint l'aide d'une jeune femme, Ada de Lovelace, brillante mathématicienne qui l'aide à concevoir les « diagrammes » pour faire fonctionner la machine. C'est Lady Ada qui conçoit le premier langage informatique pour la machine à différence de Babbage. Dans une correspondance avec Sir Humphrey Davy en 1812, il y discute de certaines applications d'une telle machine, notamment pour le calcul et l'impression des tables mathématiques, et y discute aussi des principes d'une machine à calculer.

La machine à différences

Il présente un modèle de sa machine à différence à la société royale d'astronomie en 1821. Le but de la machine est de calculer les polynômes en utilisant une méthode de calcul dite méthode différentielle. La société approuve ce projet et demande au gouvernement britannique de lui accorder une bourse de £1500 en 1823. Débute alors la construction de cette machine qui ne sera jamais complétée. Il y eut deux problèmes. Premièrement, la friction occasionnée par les embrayages du temps faisait problème et la vibration était également un problème constant. Deuxièmement, Babbage modifiait également la conception de son projet de façon constante. En 1833, £17000 avaient été déboursés pour le projet sans aucun résultat satisfaisant. Un roman de science-fiction de William Gibson et Bruce Sterling, La Machine à différences, est construit autour de l'uchronie : « Et si Charles Babbage avait réussi à construire ses machines à différences »

La machine analytique

Une avancée fondamentale en matière d'automatisation des calculs fut réalisée par Charles Babbage entre 1834 et 1836. Il y définit les principaux concepts sur lesquels reposent les machines informatiques, soit :
- un dispositif d'entrée et de sortie ;
- un organe de commande gérant le transfert des nombres et leur mise en ordre pour le traitement ;
- un magasin permettant de stocker les résultats intermédiaires ou finaux ;
- un moulin chargé d'exécuter les opérations sur les nombres ;
- un dispositif d'impression. En termes contemporains, on peut y reconnaître un clavier, un moniteur, une carte mère avec ses bus de données, des outils de stockage (mémoire vive, disque dur, supports amovibles), un microprocesseur, et enfin une imprimante. La machine analytique de Babbage n'est toutefois pas le véritable ancêtre de l'ordinateur actuel, en ce sens qu'elle n'intègre pas la notion fondamentale de programme enregistré. Babbage n'avait pas non plus compris l'intérêt de l'algèbre booléenne pour ses travaux, même si son inventeur George Boole était son contemporain. Par ailleurs, Babbage fut dans l'incapacité, malgré ses efforts, de réaliser sa machine car les techniques de l’époque (roues dentées, leviers, tambours) étaient insuffisantes. L'assistante de Babbage, Ada Lovelace, fille de Lord Byron, a écrit à son sujet : « La machine analytique n'a nullement la prétention de créer quelque chose par elle-même. Elle peut exécuter tout ce que nous saurons lui ordonner d’exécuter [...] Son rôle est de nous aider à effectuer ce que nous savons déjà dominer. » Babbage sera le premier lauréat de la médaille d'or de la Royal Astronomical Society en 1824.

Féminisme

Le féminisme rassemble des théories sociologiques, des mouvements politiques et des philosophies morales concernant la situation des femmes en général, et en particulier dans leur contexte social, politique et économique. En temps que mouvement social, le féminisme a permis de limiter ou de mettre fin à la discrimination sexuelle tout en assurant la promotion des droits des femmes et de leurs intérêts dans la société civile. society de la planète Vénus, aussi appelé le miroir de Vénus, devenu symbole du genre associé, fut repris comme emblème des mouvements féministes]]

Définition

Définir le féminisme est en soi un choix politique: - Soit on choisit de le définir comme la lutte des femmes depuis que l'oppression patriarcale existe, en considérant une relative continuité de cette lutte au cours de l'Histoire, au dela des ruptures, reflux, inflexions et cristallisations qu'elle a pu connaître. - Soit on choisit de le définir comme un courant politique occidental né après l'âge industriel (choisir la date exacte de début est là encore lourd de sens), et qui se réclame de mouvements plus anciens ou d'autres combats menés dans d'autres contextes historiques; et qui a ensuite pu être repris à leur compte par d'autres femmes ailleurs dans le monde. Il s'agit de deux hypothèses historiques mutuellement exclusives et non réfutables au sens de Popper; il est donc impossible de prouver la validité de l'une sur l'autre. Cet article fait le choix d'une certaine intemporalité du féminisme, réalité considérée comme transcendant et consubstanciant l'Histoire au même titre que la lutte des classes, plutôt que d'être le produit de l'histoire à un moment donné. Selon ce choix donc, le féminisme est un « mouvement revendicatif ayant pour objet la reconnaissance ou l'extension des droits de la femme dans la société » (définition tirée du [http://atilf.atilf.fr/academie9.htm dictionnaire de l'Académie française]). Le féminisme est une lutte menée 'pour' et principalement 'par' les femmes afin d'abolir l'oppression dont elles sont victimes au quotidien dans les sociétés patriarcales où la tradition établit des inégalités fondées sur le sexe. Le féminisme analyse la condition féminine dans l'histoire et dans le monde contemporain en une réflexion tout d'abord menée par Simone de Beauvoir, l'une des premières féministes qui revendiqua l'égalité en droits. Dans Le Deuxième sexe, elle affirme : « On ne naît pas femme, on le devient » : c'est la construction des individualités qui impose des rôles différents, genrés, aux personnes des deux sexes. Le féminisme travaille donc à construire de nouveaux rapports sociaux et développe des outils propres à la défense des droits des femmes et de leurs acquis. Les féministes défendent l'idée que « le personnel est politique » : les violences subies par des femmes dans la sphère « privée » ne doivent plus être occultées et le travail domestique non rémunéré ne doit plus incomber aux seules femmes. La pensée féministe vise à l'émancipation des femmes en les aidant à se structurer pour s'affirmer comme des individus capables de gérer leur propre corps et, de façon plus générale, toutes les dimensions de leurs vies.

Les faits et le droit

Le rôle des femmes, du fait même du combat des mouvements féministes et des circonstances économiques issues de la Seconde Guerre mondiale, a considérablement évolué dans les faits comme dans les mentalités. Dès lors le concept même de « promotion de la place de la femme dans la société » ne pouvait qu'évoluer. En effet, que signifierait de vouloir promouvoir cette place qui serait la même que celle des hommes ou bien ne serait définie qu'en fonction d'une volonté de domination sur les femmes manifestée par certains hommes ou d'une volonté inverse de certaines femmes de dominer les hommes en renversant purement et simplement l'ordre combattu ?

Proto-histoire symbolique et préhistoire récente du féminisme

Il est nécessaire de souligner que la véritable histoire du féminisme commence en fait bien avant le et d'une certaine manière la mythologie du féminisme apparaît à la racine même de la fondation de l'empire romain. Rome aurait été fondé par deux jumeaux, Rémus et Romulus, fruit d'un dérapage entre une vestale et le Dieu Mars d'où la vocation "impérialiste" de Rome. Pour s'associer d'autres hommes et constituer la souche d'un peuple, les frères receuillirent les esclaves et les proscrits en fuite, ce qui n'est pas sans rappele la genèse des Etats-Unis d'Amérique. Mais on manquait de femmes, d'où la razzia opérée sur les Sabines. D'après un livre de contes et légendes destinées aux enfants, pour collaborer les Sabines aurait exigé un serment. Leurs ravisseurs auraient alors pris l'engagement de ne pas raconter d'histoires grivoises en présence de leurs épouses et de se comporter en galants hommes. C'est ainsi que la réputation de violeurs des guerriers romains en prend un coup puisqu'en agissant ainsi il auraient aliéné une partie de leur liberté... Certains voient là la première apparition symbolique de cette mode du "politiquement correct" qui sévit actuellement. Un second fondement du féminisme nous viendrait du européen. A cause des épidémies de pestes récurrentes, les municipalités financèrent des bordels tandis que les ecclesiastiques auraient investis dans les étuves. Les premiers établissements étaient destinées aux célibataires tandis que les seconds ont été conçus pour l'agrément des hommes mariés et des clercs. L'Église romaine dut mettre de l'eau dans le vin de sa théologie morale. Mais cette licence a fini par inciter les femmes à vouloir leur part de cette "libéralisation". C'est alors que les aristocrates inventèrent l'amour courtois et commencèrent de devenir les arbitres d'une élégance qui finit avec le temps par donner naissance à cet "amour fou" que l'on retrouve dans le mythe de l'amour romantique des écrivains fous du XIX. Voir à ce sujet l'ouvrage de Rossiaud préfacé par Duby sur la prostitution médiévale paru dans la collection Champ de Flammarion qui fournit tous les éléments historiques qui ont présidé à cette mutation décisive. Décisive car ainsi que l'ont fait remarquer de nombreux écrivains, jusqu'alors l'amour concernait les rapports des hommes sans qu'il s'agisse à proprement parler d'homosexualité et le culte des amitiés viriles a perduré jusqu'au . C'est seulement avec le XVIII qu'on commence à observer les effets d'un profond renversement, notamment avec l'apparition de salons tenus par des femmes, ce qui eût été franchement inconcevable plus tôt.

Historique

Dans les années 1820, les premières organisations féministes et autres mouvements dit des "suffragettes" ont vu le jour aux États-Unis : La Female Anti-slavery Society dénonçait l'esclavage ; lAmerican Female Moral Reform Society voulait lutter contre la prostitution et l'alcoolisme. Une cinquantaine d'années plus tard, les féministes américaines revendiquèrent l'égalité des droits civiques dans le pays. En 1869, l'État du Wyoming autorise le suffrage féminin, suivi en 1911 de la Californie. En 1920, le 19 amendement est ratifié au niveau fédéral : toutes les américaines ont le droit de voter. Il ne sera accordé aux françaises que le 21 avril 1944. La première manifestation internationale des femmes a lieu le 8 mars 1911, suite à une proposition de Clara Zetkin. La revendication principale est le droit de vote. À partir des années 60, aux États-Unis, l'égalité des droits progresse. En 1963, la loi sur l'égalité des salaires (Equal Pay Act) est votée. Le 2 juillet 1964, la loi sur les droits civiques (Civil Rights Act) abolit toute forme de discrimination aux États-Unis. Mais c'est à partir des années 70, avec la contestation sociale née dans l'université de Berkeley en Californie, que les revendications féministes se structurent en véritables mouvements, tels que le Women's Lib et le MLF en France, puis prennent de l'extension.

Les dernières décennies

Avec les années 80 les mouvement féministes, après les avancées de la décenie précédente, connaissent une pause. Désormais les femmes votent partout dans le monde occidental dont les parlements de pratiquement tous les pays ont ratifié les lois sur le divorce, la légitimité de la contraception et de l'avortement - qui furent les grandes luttes des années 70. La relative prospérité économique, à défaut du plein emploi, a permis une entrée massive des femmes dans de nombreuses professions, bien qu'en général à des niveaux subalternes. A priori, il semble qu'une certaine parité soit acquise. Mais, au regard des études qui ont été faites et publiées lors de la Conférence de Pékin
- , promue par l'ONU en 1995 dans le but de faire le bilan de la condition féminine dans le monde, on pu s'apercevoir qu'il n'en était rien et qu'un long chemin restait à parcourir, dans le monde occidental mais bien plus encore dans le reste du monde. ° Cette Conférence Internationale fut une sorte de réunion des "États Généraux féminins".

Le féminisme aujourd'hui

Le féminisme existe depuis toujours et n'a fait autre chose que de lutter contre l'usurpation masculine de l'universalité
. Selon cette définition, l'identité humaine n'est pas composée de deux identités, féminine et masculine, mais bien d'un humain unique qui se différencie en homme ou en femme. Les analyses, plus pragmatiques, du féminisme américain, plus radical, naissent de la distinction entre le sexe et le genre. Elles posent que l'être humain est universel donc que l'identité sociale du genre féminin ou masculin est la résultante historique de l'oppression d'un sexe sur l'autre. Le premier type d'analyse, plus européen, met l'accent sur le fait que, dans les phases révolutionnaires des sociétés humaines, la présence massive des femmes a été significative. Mais, avec le retour à l'ordre, elles sont à nouveau exclues. Il en découle que les hommes, qu'ils soient conservateurs ou révolutionnaires, politiciens ou philosophes, législateurs ou saints, ne veulent pas gouverner avec les femmes ce qu'ils ont créé avec elles. La raison en serait qu'ils entretiennent avec le pouvoir un rapport primaire de primate dérivant d'un véritable besoin de représentation symbolique. La raison ultime de l'exclusion des femmes résiderait donc dans ce "pouvoir" que les hommes considèrent comme leur "expression suprême" donc refusent de partager. Selon un autre courant de la pensée féministe, l'approche du problème est essentiellement de nature socio-économique et tient à la répartition des rôles entre les sexes. Selon cette théorie, le désavantage des femmes dans les sociétés tiendrait à ce que sont les hommes qui, historiquement, devaient pourvoir à la nourriture. Les femmes, occupées à la reproduction, au maternage et aux travaux domestiques qui entourent ces fonctions, ne se seraient jamais vues reconnaître l'importance, jugée marginale par les hommes, lointain héritage des sociétés de chasseurs de la préhistoire, de ces fonctions et de ce "travail invisible". Lorsqu'elles entrent massivement sur le marché du travail, au XXème siècle, sans avoir le pouvoir d'en négocier équitablement les règles, elles se trouvent contraintes à subir ce qu'on leur impose, d'où la nécessité de repenser radicalement les fondements de la vie sociale commune aux hommes et aux femmes. Mais cette théorie, intéressante pour règler des problèmes concrets dans le monde du travail, achoppe sur la question du partage... du pouvoir.

Applications pratiques

De cette approche socio-économique de type "syndicaliste", pourrait-on dire, résultent deux tendances concrètes sur le terrain:
- l'adhésion massive des femmes au mouvements écologistes en syntonie avec leur rôle primordial dans la conservation de l'espèce, d'où leur sensibilité vers les conditions optimales en permettant la transmission
- devant l'impossibilité ou pour le moins la difficulté de se placer dignement sur le marché du travail dans des conditions de vie humainement acceptables leur permettant de conduire de front harmonieusement une vie professionnelle et une vie familiale, on a vu apparaître une forme de lobby féminin qui n'est pas sans rappeler les antiques sociétés de Diane (cf. Culte de Diane), dont le risque peut être le corporatisme. Ceci peut prendre une forme plus "libérale" de création d'entreprises où les femmes, désormais instruites et souvent plus performantes à tout le moins de ceux des hommes qui s'en remettent à leur statut traditionnel privilégié, font levier sur leurs propres capacités et appel à la solidarité féminine. Ainsi a-t-on vu fleurir ces dernières années, par exemple, des cabinets d'avocates (ou d'autres professions libérales) associées. Dans un cas comme dans l'autre il s'agit de rejeter le modèle masculin de compétitivité forgé sans leur accorder de place ni même de prise en compte de leurs revendications. De ce point de vue, on peut dire que le modèle "anglo-saxon" du libéralisme économique traditionnel, surtout couplé au contexte de la deuxième guerre mondiale, a donné le maximum de ce qu'il pouvait offrir. Il a en effet rendu possible une réelle amélioration de la condition des femmes en leur ouvrant la porte du monde du travail, mais au prix d'énormes sacrifices et à l'assimilation des valeurs "masculines" qui n'ont apporté de véritables profits qu'au petit noyau des "single". Les femmes des régions économiquement les plus défavorisées de l'Europe du sud bénéficient désormais d'une instruction mais restent majoritairement condamnées au chômage à vie. Maîtresses de leur fécondité et n'ayant plus besoin d'autorisation masculine pour circuler librement, elles participent volontiers à la vie associative de quartier sans qu'elle soit nécessairement religieuse. Il s'agit en effet le plus souvent d'activités laïques et communales. Elles peuvent s'y exprimer librement et proposer des solutions aux problèmes locaux qui paralysent la vie publique au quotidien, en cas d'inertie du pouvoir de l'État ou de ceux de ses représentants assis sur des potentats.

Les religions et les femmes

Dans l'ensemble, les religions sont perçues par les féministes comme défavorables aux femmes et sont accusées de leur réserver dans la société une place secondaire et un sort peu enviable. Pourtant, dans l'avènement des religions, elles ont joué un grand rôle. Mais, comme il en a été pour les révolutions, une fois la société transformée, les hommes n'ont pas voulu partager le pouvoir et elles se sont senties reconduites au foyer et priées d'y rester. Elles ont mis des siècles en Occident à s'émanciper des tabous religieux qui pesaient sur elles. La position de l'Église catholique a toujours été conservatrice en ce domaine, et jamais aucune excuse n'a été formulée pour les exactions autrefois commises envers les femmes durant les persécutions de l'Inquisition par exemple (voir sorcière). L'Église Réformée a une attitude plus ouverte à l'égard des femmes. Son attitude sur l'avortement et la contraception est beaucoup plus souple que celle de l'Église catholique. Les femmes peuvent devenir pasteur. Les femmes sont en général les premières victimes des intégrismes religieux et en Occident le problème se pose avec acuité face à l'implantation de l'Islam. Le monde musulman préconise la non mixité et la séparation des sexes. Les espaces censés les protéger enferment les femmes et les coupent du monde. Voiles et foulards islamiques sont les symboles de cet enfermement. La montée de la violence à l'égard des femmes musulmanes non voilées (et des autres femmes) dans les banlieues est significative. Pour nombre de femmes en Occident, où la mixité est la meilleure garantie de l'égalité, la question se pose de la place à venir des femmes dans la société. Un nombre croissant de femmes voient dans le voile islamique une menace sur des droits chèrement acquis et considérés inaliénables, et craignent non sans raison une régression.
- Voir aussi l'article détaillé sur L'Église catholique et les femmes.

Les réactions antiféministes

Outre l'antiféminisme classique et traditionnel, relevant du machisme ou du masculinisme, de la simple misogynie ordinaire, certaines et curieusement certains, pensent que le féminisme et la lutte contre la lesbophobie sont souvent étroitement liés, ce qui est inexact : les lesbiennes adhèrent très souvent aux mouvements féministes, mais les lesbiennes ne sont pas toutes féministes, de même qu'un certain nombre de féministes sont lesbophobes. D'autre part, le mouvement queer, en tentant de dépasser les genres, se trouve parfois en opposition au féminisme - mais certaines et certains concilient les deux luttes. L'hominisme jouerait selon certains le rôle d'antiféministe dans la balance des propos, sans toutefois dépasser le cadre d'égal à la femme, comme ont coutumes de dire les tenants de l'ordre patriarcal. D'après le chercheur québécois Jean-Claude St Amant, de l’Université Laval (Québec):
« On peut justifier très facilement de parler de condition féminine, comme on peut parler de condition ouvrière, ou ici au Canada de condition autochtone ; il s’agit là de groupes particuliers qui pour un certain nombre de raisons subissent des discriminations. Mais on a utilisé le terme et on l’a tout simplement inversé. C'est-à-dire, si la condition féminine existe, il existerait une condition masculine. À partir du raisonnement suivant : s’il y a égalité entre les sexes, il doit y avoir un pendant masculin à la condition féminine. À ceci près qu’il n’y a pas de réalité qui rejoint les mots, il n’y a pas d’hommes systématiquement discriminés en tant qu’hommes. Oui, il y a des discriminations sur la base de la classe sociale où des hommes sont aussi victimes, mais ils ne le sont pas en tant qu’hommes. Donc à partir de concepts détournés de leur sens, les "masculinistes" se sont donné une légitimité, en disant par exemple, il y a du "féminisme", pourquoi pas du "masculinisme", il y a une condition féminine, donc il doit y avoir une condition masculine. »

Les femmes et les mouvements féministes


- Annie Besant
- Françoise d'Eaubonne (qui a introduit le terme d'écoféminisme en 1974)
- Françoise Giroud
- Collette Guillaumin
- Susan Griffin (auteur du classique Woman and Nature : The Roaring Inside Her, 1978)
- Petra Kelly (qui a popularisé le rapport entre féminisme et écologie)
- Germaine Greer
- Alexandra Kollontaï (première femme membre d'un gouvernement et première femme ambassadrice)
- Nicole-Claude Mathieu
- Carolyn Merchant
- Kate Millett
- Taslima Nasreen
- Michelle Perrot
- Rosemary Radford Ruether
- Yannick Ripa
- George Sand
- Vandana Shiva (voir biopiraterie)
- Valerie Solanas (auteur du SCUM Manifesto)
- Monique Wittig
- Virginia Woolf
- Clara Zetkin
- Élisabeth Badinter
- Maria Deraismes

Ressources

Voir aussi


- Condition féminine
- Chronologie du statut de la femme
- Journée Internationale des Femmes
- Pénélopes
- Vote des femmes
- Gender Studies
- Statistique sur le taux d'emploi des femmes en Europe

Bibliographie


- Dictionnaire critique du féminisme, par Hirata, Laborie, Le Doaré, Senotier, Presses Universitaires de France, 2000, ISBN 2130524176.

Liens externes


- Le fonds féminisme du [http://www.mundaneum.be Mundaneum] illustre plus d'un siècle de féminisme des prémices aux nouvelles revendications salariales de la fin du XX siècle en passant par l'obtention du droit de vote en 1948.
- Archives personnelles de Léonie La Fontaine au Mundaneum.
- Revue féministe de référence : [http://www2.unil.ch/liege/nqf/ Nouvelles questions féministes].
- [http://www.sisyphe.org Sisyphe]: condition des femmes, la politique, les droits humains, les rapports de pouvoirs
- [http://www.cybersolidaires.org/ Cybersolidaires] : inclut la [http://www.cybersolidaires.org/toile.html Toile des femmes francophones], une section sur [http://www.cybersolidaires.org/histoire/ l'histoire du point de vue des femmes] et le site des [http://cybersolidaires.typepad.com/francophonie Femmes de la francophonie]
- [http://encorefeministes.free.fr/ Encore féministes !] réseau féministe, mixte et international
- [http://www.mix-cite.org/ Mix-Cité], association féministe mixte pour l'égalité des sexes
- Dossier sur la libération des femmes dans le numéro 8 de la revue [http://www.revue-socialisme.org Socialisme International] Feminisme
-
ja:フェミニズム simple:Feminism

France

La France est un pays dont le territoire métropolitain est situé en Europe occidentale. Elle est membre de l'Union européenne, ainsi que de la zone euro et de l'espace Schengen. Elle est membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies. Historiquement et constitutionnellement, les valeurs qu'elle défend et auxquelles elle est très attachée se fondent sur les Droits de l'Homme. Militairement, elle est membre de l'OTAN (elle s'est retirée en 1966 de l'organisation militaire intégrée pour y revenir partiellement en 2002) et dispose de la dissuasion nucléaire.

Géographie

Articles détaillés : Géographie de la France ~ Environnement en France Environnement en FranceSi la France métropolitaine est localisée en Europe occidentale, la France possède aussi des territoires en Amérique du Nord, dans les Antilles, en Amérique du Sud, dans l'Océan Indien, dans le nord et le sud de l'Océan Pacifique, et en Antartique.

Histoire

Article détaillé : Histoire de France La France actuelle occupe la majeure partie des anciennes Gaules celtiques, puis romaines, mais elle tire son nom des Francs, un peuple germanique qui se forma tardivement et s'installa sur les terres de l'Empire romain. La majeure partie des régions constituant la France actuelle fut unifiée sous Clovis en 507 (réunion sous la domination franque, ou regnum francorum, des Alamans, des Burgondes et des Wisigoths au nord des Pyrénées). Ce « royaume des Francs » que l'on appelait encore la Gaule garda conscience de son unité et de sa romanité culturelle. Mais il fut partagé puis réuni à de multiples reprises au gré des héritages de la dynastie des Mérovingiens. Les parties de ce royaume s'appelaient Neustrie (Paris), Austrasie (Metz), Bourgogne (Chalon), Aquitaine (Toulouse). Une deuxième dynastie franque, celle des Carolingiens, supplanta la précédente au milieu du et étendit considérablement le royaume des Francs, bientôt érigé en Empire. Après la mort de Charlemagne, l'empire des Francs fut partagé en trois : la Francia orientalis (à l'est), la Francia occidentalis (à l'ouest) et entre les deux l'éphémère Lotharingie. La partie orientale correspondait à ce qui devint plus tard l'Allemagne et la partie occidentale, à la France. C'est de 842, avec les serments de Strasbourg passés entre les petits-fils de Charlemagne, que date la source la plus ancienne attestant l'usage de deux langues différentes de part et d'autre du Rhin (le tudesque et le roman). Ce texte a donc souvent été présenté comme l'acte fondateur de la France (et de l'Allemagne). Les descendants de Charlemagne — les Carolingiens — régnèrent sur les territoires correspondant à la France jusqu'en 987, date à laquelle le duc Hugues Capet fut couronné roi de France et fonda une nouvelle dynastie. Les descendants de ce dernier, les Capétiens, étendirent progressivement le domaine royal, consolidèrent l'État français à partir de la fin du et régnèrent sur la France jusqu'en 1792, lorsque Louis XVI fut déposé lors de la Révolution française, et durant un intermède de trente ans, de 1814 à 1848. À la suite de la Révolution de 1789, la monarchie absolue fut renversée et la monarchie parlementaire fut mise en place les 3 et 14 septembre 1791 mais le 10 août 1792, celle-ci fut renversée. La première République fut proclamée le 24 juin 1793 par la Constitution de l'an I mais celle-ci ne fut jamais mise en pratique. Le pouvoir était en réalité détenu par un gouvernement révolutionnaire. Le 22 août 1795 la Constitution de l'an III est promulguée, c'est le Directoire. Puis, le 13 décembre 1799, la Constitution de l'an VIII est promulguée instaurant le Consulat et une confusion des pouvoirs. Elle est suivi le 18 mai 1804 de celle de l'an XII, mettant en place le premier Empire. Sous le Premier Empire, la France contrôla brièvement la majeure partie de l'Europe mais s'épuisa dans sa lutte contre le Royaume-Uni, la Prusse, l'Autriche et la Russie. À la fin du premier Empire, en 1814, la monarchie est rétablie avec la Charte du 4 juin 1814. Napoléon I revient au pouvoir d'avril à juin 1815 mais après cette période de Cent-Jours le roi, Louis XVIII, est réinstallé définitivement sur son trône. Le 14 août 1830, à la suite de la révolution des Trois Glorieuses, qui eut lieu les 27, 28 et 29 juillet 1830, une nouvelle Charte est promulguée. En 1848, la monarchie est une nouvelle fois renversée et la deuxième République est promulguée le 4 novembre. C'est un régime présidentiel qui est instauré. Le 2 décembre 1851, le président de la République, Louis-Napoléon Bonaparte, commet un coup d'État. Le 14 janvier 1852, il se fait nommer empereur sous le nom de Napoléon III. Sous le Second Empire, le pays connut les débuts de la deuxième industrialisation. Le Second Empire se termine en 1870 après la défaite, à Sedan, de la France contre la Prusse. De mai à septembre 1870 c'est un retour au régime parlementaire. En février 1871 est promulguée la troisième République. Celle-ci est un régime d'assemblée jusqu'aux lois constitutionnelles des 24-25 février et 16 juillet 1875. À la suite de ces trois lois constitutionnelles est mis en place un régime parlementaire orléaniste. Sous la Troisième République, la France possédait un vaste empire colonial (ouest de l'Afrique-Indochine). La III République prend fin le 10 juillet 1940 après le vote des pleins pouvoirs au maréchal Pétain pendant la Seconde Guerre mondiale. Celui-ci met en place les actes constitutionnels jusqu'en 1944. Sortie victorieuse mais au prix de souffrances démographiques et économiques immenses de la Première, puis de la Seconde Guerre mondiale, la France a ensuite la chance de se trouver du côté ouest du rideau de fer pour bénéficier de l'expansion des Trente glorieuses. À la suite de la Seconde Guerre mondiale, la quatrième République est promulguée le 27 octobre 1946 mais celle-ci n'arrive pas à faire face à la décolonisation de l'Indochine et de l'Algérie principalement. La constitution de la V République, rédigée sous l'influence de Charles de Gaulle et de Michel Debré, est adoptée 4 octobre 1958. Elle met en place une république semi-parlementaire qui s'avère mieux résister aux instabilités que les républiques parlementaires précédentes. Depuis les années 1960, la réconciliation, puis la coopération avec l'Allemagne ont permis à la France de jouer un rôle de moteur dans la construction européenne, notamment avec la Communauté économique européenne. Aujourd'hui, elle est l'un des principaux pays de l'Union européenne, partisane d'une Europe politique forte.

Politique

Article détaillé : Politique de la France La France est une République démocratique à régime semi-présidentiel. Avant 1962, le Président de la République française était élu au suffrage universel indirect par un collège électoral élargi. Celui-ci était élargi pour éviter la prépondérance du pouvoir législatif sur le pouvoir exécutif qui s'était produit sous IV République et qui avait provoqué le blocage des institutions. En novembre 1962, le président de la République a demandé par référendum qu'il soit élu au suffrage universel direct, en utilisant l'article 11 de la Constitution et non l'article 89 de celle-ci. L'article 11 permet de soumettre au référendum des lois sur les pouvoirs publics, sur l'organisation des institutions ou encore sur les traités internationaux tandis que l'article 89 permet de soumettre une révision constitutionnelle au peuple mais après l'accord du Parlement réuni en Congrés. Ce choix a entrainé le renversement du gouvernement Pompidou par une motion de censure. Cette motion de censure est la seule de la V République à avoir réussi. Dans la Constitution de la V République, le pouvoir exécutif est renforcé au détriment du pouvoir législatif. Le président a acquis des pouvoirs propres tels que le droit de dissolution de l'Assemblée nationale (article 12 de la Constitution), le droit de soumettre au peuple un référendum (article 11 de la Constitution), le pouvoir de nommer le Premier ministre (article 8 de la Constitution) ou encore le droit de message au Parlement (article 18 de la Constitution). En ce qui concerne le gouvernement, celui-ci détermine et mène la politique de la nation. Il dispose également du pouvoir réglementaire lui permettant de faire adopter des lois. Il fixe également les 3/4 des ordres du jour à l'Assemblée Nationale. Depuis la réforme constitutionnelle de 2002, le Président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct. Il nomme le Premier ministre. Le Parlement est constitué de l'Assemblée nationale, réunissant 577 députés, et du Sénat, comprenant actuellement 331 sénateurs (346 en 2010) élus pour six ans au suffrage indirect et renouvelé de moitié tous les trois ans (à partir de 2010). Les Français de l'étranger voient leurs intérêt défendus auprès du Parlement par l'Assemblée des Français de l'Étranger. center Voir aussi : Liste des présidents de la République française

Économie

Article détaillé : Économie de la France La France est la 4 puissance économique mondiale, derrière les États-Unis, le Japon et l'Allemagne avec un PIB de 2450 milliards de dollars (valeur 2004 au prix et taux de change courants). Ce montant est très proche de celui de la Grande-Bretagne (2124,5 milliards de dollars) qui est juste derrière en 5 ème place, le classement variant selon les taux de change entre le dollar, l'euro et la livre sterling. Toutefois, son rang européen pour le PIB par habitant n'est que 9 sur 15 d'après Eurostat, l'organe officiel des statistiques européennes. Elle est le quatrième exportateur mondial, le premier pour les services, le second pour les produits agricoles et agro-alimentaires, derrière les Etats-Unis. Elle est la première destination touristique mondiale avec plus de 80 millions de visiteurs par an. L'économie française est principalement une économie de services, que certains estiment en voie de désindustrialisation. Le secteur tertiaire occupe 72 % de la population active, tandis que le secteur primaire (agriculture, pêche) n'en représente plus que 4 % et le secteur secondaire (industrie) 24 %. Le taux de chômage a progressé de 0,9 % en janvier 2005 pour s'établir à 2,716 millions de demandeurs d'emploi (10 % de la population active). Ce chômage structurel est l'un des plus élevés d'Europe, alors que depuis 30 ans ce problème est officiellement la priorité gouvernementale quel que soit le parti au pouvoir. Le chômage touche particulièrement les Français d'origine étrangère. Le déficit commercial pour avril 2005 est de 3,2 milliards d'euros. Entre avril 2004 et avril 2005, il représente 17,4 milliards d'euros (source : Le Monde, 10 juin 2005). La dette publique selon les critères de Maastrichts se monte à 1066 milliards d'euros pour 2004 soit 67 % du PIB et le déficit annuel à 3,0 % du PIB. Selon les nouvelles normes comptables internationales qui imposent de retraiter tous les engagements hors bilan comme de la dette présente, elle serait de 2 000 milliards d'euros. Le défi